SYRIE - APAMÉE SUR L’ORONTE – SYRIA – APAMEIA Unité c. 150-133 av J-C TTB Atelier : Apamée sur l’Oronte, Syrie AE 21 mm 8,54 g Référence : S. 5868 - BMC.7 - Cop.- - RPC.4341 - HGCS. 9/1424 - Aulock299
Titulature avers : Anépigraphe. Description avers : Buste casqué d’Athéna à droite, coiffé du casque corinthien à aigrette.
Titulature revers : en arrière de Niké ; en avant, à ses pied année 276) Description revers : Niké drapée, marchant à gauche, tenant une couronne dans la main droite tendue et une palme reposant sur l’épaule dans la main gauche. Traduction revers : [(monnaie) des citoyens d'Apamée, cité sainte et autonome] Commentaire Toutes ces monnaies sont souvent de qualité moyenne et très rare sur les lieux de fouille.
Histoire Apanée sur Oronte (grec :Απάμεια της Συρίας) Pendant la période hellénistique, peu après mai 300 av. J.-C., le roi séleucide Séleucos Ier la fonda sur un site presque vierge et lui donna le nom d'Apamée en l'honneur de sa première épouse perse Apama. Apamée, (en grec ancien Ἀπάμεια, Apameia).
La ville connut un brusque développement au IIe siècle av J-C, signe d'accroissement démographique et de prospérité. On construisit alors un mur d'enceinte de près de 7 km de circonférence, et on prolongea la grande colonnade avec des portiques et des boutiques construites au-delà de la porte nord.
D'après le savant et géographe Posidonios, originaire d'Apamée, la ville faisait partie au IIe siècle av. J.-C. des quatre satrapies qui formaient la Séleucide (Syrie du nord). Elle avait en outre la réputation d'être une ville militaire, car elle abritait non seulement l'armée séleucide avec les haras royaux et les 30 000 chevaux de la cavalerie, mais aussi les 500 éléphants qui furent l'élément le plus spectaculaire de cette armée jusqu'à la paix d'Apamée en 188 av. J.-C.
A la faveur de la situation troublée créée par les querelles dynastiques en Syrie, plusieurs villes acquirent leur autonomie : Apamée inaugura ainsi une ère de la liberté en émettant une monnaie d'argent, signe de son indépendance, en 76-75 av. J.-C., sous Tigrane II d'Arménie. L'intervention romaine mit fin peu après à la période séleucide.