Description avers : Tête laurée d’Apollon à droite, les cheveux longs tombant sur la nuque ; une discrète usure des cheveux.
Titulature revers :
Description revers : Cheval libre galopant à droite ; un foudre au-dessous ; au-dessus
Traduction revers : (GAR pour GARGARA)
Commentaire
Exemplaire sur un flan minuscule, bien centré des deux côtés. Belle tête d’Apollon. Joli revers bien venu à la frappe.C’est l’une des plus petites monnaies divisionnaires de cette collection.
Histoire
TROADE – GARGARA (IVe siècle avant J.-C.)
(Gargara grec ancien: Γάργαρα) était une ancienne ville grecque sur la côte sud de la Troade.
Elle était initialement située au flan du Mont Gargaron, le sommet ouest du Mont Ida, mais au IVe siècle, une nouvelle Gargara est fondée, proche de la mer.
Le mont Gargaron a été identifié avec la montagne aujourd'hui appelée Koca Kaya, un éperon ouest du mont Ida avec une altitude maximale de 780 m. Le poète Épicharme (540 - 450 av) en parle comme d’un lieu «enneigée».
Dans l'Iliade, Homère dit qu’un autel dédié à Zeus est à son sommet, c'est donc un endroit que le dieu visitait fréquemment. Zeus serait venu au mont Gargaron, quittant le mont Olympe pour observer la bataille entre les Troyens et les Achéens.
Une tradition veut que les habitants du « Vieux Gargara » se soient déplacés vers un nouveau site pour échapper au froid de leurs anciennes maisons.
En fait, au IVème siècle av, la colonie a déménagé à environ 6 km plus au sud, vers un site sur la petite plaine côtière, proche du golfe d’Adramytion, fondant une nouvelle Gargara.
Ceci est confirmé par les restes archéologiques trouvés sur le site (fortification autour de l'acropole et les fondations d'un temple) qui datent au plus tard du VIe av.
Chez les écrivains du Ier et du IIe siècle après J-C, tels que Statius et Lucien de Samosate, Zeus se serait métamorphosé en aigle pour enlever le prince de Troie Ganymède, au mont Gargaron alors qu'il chassait dans les forêts voisines, pour en faire son amant.
Lucien de Samosate présente également que le jugement de Paris se déroula sur le mont Gargaron plutôt que dans son emplacement plus traditionnel, à l'est au-dessus d'Antandros, ou sur le Mont Ida lui-même.
Homère, au VIIIe siècle, ne donne aucune indication dans l’Iliade pour savoir si le Mont Gargaron a été habité. Mais, toujours dans l'Iliade, il précise que toute la côte sud de la Troade était habitée par Lélèges.
Au 7ème siècle av. J.-C., le poète Alcman (né à Sardes) a dit que Gargara était habitée par les Lélèges, un peuple autochtone ayant vécu en Anatolie avant l'arrivée des Ioniens.On peut donc admettre en toute logique, que comme de nombreux établissements dans cette région, Gargara possédait un patrimoine humain mixte gréco-anatolien, dans lequel la population anatolienne locale a été assimilée aux nouveaux arrivants grecs.
Hécatée de Milet (un historien et géographe grec du VIe siècle : 550-476 av J-C) et Hellanicos de Lesbos (490-405 av J-C) disent que Gargara était habité par des Grecs Éoliens originaires d’Assos et de Méthymne (au nord de Lesbos). En 454 av J-C, Gargara entra dans la Ligue de Délos. (Athènes)
En 404 av JC, après la défaite athénienne dans la guerre du Péloponnèse, la ville repassa sous contrôle Perse. Puis c’est l’empire d’Alexandre le Grand (336-323 av JC)
En 281 av J-C, la Troade passa sous le contrôle des rois de Syrie.
Attale III de Pergame lègue son royaume à Rome en 133 av. Sous l'Empire romain, le territoire de la Troade est devenu une partie de la province d'Asie.
Son territoire était réputé pour la fertilité de son sol.
Gargara semble avoir été occupé en permanence jusqu'à au moins le IXème siècle, et peut-être jusqu’au XIVème.